En Inde, la superstar de Bollywood Shah Rukh Khan plus fort que les appels au boycott des extrémistes hindous


L'acteur indien Shah Rukh Khan salue des fans lors des célébrations de son anniversaire dans sa résidence de Mannat, à Bombay, le 2 novembre 2022.

Le pouvoir d’attraction de Shah Rukh Khan, héros romantique par excellence, a eu raison des appels au boycott répétés des extrémistes hindous. Après quatre ans d’absence, la superstar de Bollywood fait son grand retour à l’écran, mercredi 25 janvier, dans Pathan, de loin le film indien le plus attendu de l’année. Pourtant, avant même sa sortie, le film a fait les frais d’une controverse est devenu caractéristique de la guerre que livre le Bharatiya Janata Party (Parti du peuple indien, BJP) du premier ministre indien, Narendra Modi, contre les récalcitrants de Bollywood qui se refusent aux éloges du pouvoir.

Dans un pays gangrené par la montée de l’intolérance religieuse, le titre du film de 146 minutes avait déjà de quoi agacer les extrémistes. Pathan fait référence aux descendants de Pachtounes d’Afghanistan, majoritairement des musulmans. Mais c’est l’extrait de l’une des chansons du long-métrage qui a finalement révélé l’ire des nationalistes hindous début décembre.

La vidéo de Rang Besharam (« couleur éhontée », en hindi), à la chorégraphie torride, apparaît inoffensive. Elle met en scène l’actrice Deepika Padukone dans un bikini safran, couleur associée à l’hindouisme, et un Shah Rukh Khan vêtu d’une chemise verte, interprétée comme une référence à l’islam, la religion de l’acteur. Il n’en a pas fallu davantage pour que les appels au boycott n’enflamment les réseaux sociaux.

Des nationalistes hindous y ont vu un manque de respect envers leur religion. Le ministre de l’intérieur de l’État du Madhya Pradesh, Narottam Mishra, issu du BJP, est allé jusqu’à menacer de faire interdire le film pour cette raison. Dans plusieurs États, le Bajrang Dal et le Vishva Hindu Parishad, deux groupes extrémistes hindous liés au BJP, ont organisé des manifestations contre le film. Au début du mois de janvier, dans le Gujarat, fief du premier ministre indien, ils ont détruit des affiches du film et proféré des insultes contre l’acteur musulman de 57 ans au sourire ravageur. Le premier ministre, Narendra Modi, n’aurait jamais demandé aux dirigeants de son parti de s’abstenir de « remarques inutiles » sur les films à l’occasion de la réunion annuelle de l’exécutif du parti, les 16 et 17 janvier.

Le visage de l’Inde multiculturelle

En dépit de ces appels au boycott, le public est au rendez-vous. La veille de la sortie du film, mardi 24 janvier, plus un million de billets avaient déjà été vendus sur la plate-forme BookMyShow. Pour l’occasion, plusieurs salles de cinéma ont ouvert leurs portes dès 6 heures du matin. « J’ai terminé mon travail de nuit à 4 h 30 et je suis venu directement ici. Je ne suis pas allé au cinéma depuis le dernier film de Shah Rukh, en 2018 »dit Aakash Bhatia, la trentaine, alors qu’il assiste à la séance de 7 h 40 du cinéma PVR de Saket, dans le sud de New Delhi, en se prenant en photo devant l’affiche.

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En Inde, la superstar de Bollywood Shah Rukh Khan plus fort que les appels au boycott des extrémistes hindous

L’acteur indien Shah Rukh Khan salue des fans lors des célébrations de son anniversaire dans sa résidence de Mannat, à Bombay, le 2 novembre 2022. SUJIT JAISWAL / AFP Le pouvoir d’attraction de Shah Rukh Khan, héros romantique par excellence, a eu raison des appels au boycott répétés des extrémistes hindous. Après quatre ans d’absence, …

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