Tortues, de Bruno Pellegrino : J’oublie donc je suis


CRITIQUE – L’écrivain suisse revient avec un recueil désopilant de nouvelles sur le thème de la mémoire.

Le grand menage. Nous l’entreprenons tous. Nous alléger avant un énième déménagement ou le dernier voyage en faisant le tri parmi nos possessions. Ai-je envie de garder ça ou non ? Est-ce utile ? Évidemment, l’écrémage s’opère également parmi nos souvenirs. Ceux que nous avons envie de faire remonter, d’autres à laisser tomber. Il y a aussi ceux qui, sur un beau dire, beau faire et malgré tous nos efforts, résistent, se refusent.

«Je déteste avoir oublié, et le savoir. Distinguer les contours du vide sans être capable de le combler», écrit Bruno Pellegrino. Le jeune écrivain né en 1988 près de Lausanne pratique cet exercice sélectif depuis tout petit. Persuadé d’avoir un jour, à cause d’un incendie, à quitter en urgence la grande maison où il vit avec sa famille, le petit garçon qu’il était se levait souvent de bon matin, étalait ses possessions sur le sol de sa chambre, réfléchissait. Que garder, que jeter ? La collection de pin’s, les dessins et livres de classe, les stylos ? Déjà, Bruno voulait…

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Tortues, de Bruno Pellegrino : J’oublie donc je suis

CRITIQUE – L’écrivain suisse revient avec un recueil désopilant de nouvelles sur le thème de la mémoire. Le grand menage. Nous l’entreprenons tous. Nous alléger avant un énième déménagement ou le dernier voyage en faisant le tri parmi nos possessions. Ai-je envie de garder ça ou non ? Est-ce utile ? Évidemment, l’écrémage s’opère également …

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